mardi 23 février 2010

Isaac Asimov & Robert Silverberg – Tout sauf un homme

Isaac Asimov & Robert Silverberg – Tout sauf un homme

Date de 1er publication : 1994

Quatrième de couverture :
"La petite fille n'a jamais voulu croire qu'il s'appelle NDR-113 ; elle l'a appelé Andrew ; le nom lui restera. De fait, Andrew n'est pas un robot comme les autres. A peine est-il entré au service des Martin qu'il se lance dans la sculpture sur bois, où il fait preuve de dons éclatants. Se pourrait-il qu'un moins qu'humain soit génial ? Petite Mademoiselle grandit. Elle voudrait qu'Andrew obtienne la liberté, ce dont la société qui l'a construit ne veut à aucun prix. Elle voudrait qu'il soit transféré dans un corps de chair. Il obtiendra même, sans l'avoir voulu, d'être reconnu comme un bienfaiteur de l'humanité. Mais il reste immortel, et pour lui, à ce titre, il est difficile d'être un homme."

Mes impressions :
Ce livre a été rédigé par Silverberg, à partir d’une nouvelle d’Asimov "L’homme bicentenaire" parue en 1976. Je n’ai pas lu cette nouvelle, j’ai donc du mal à savoir à quel point ce roman et celle-ci diffère… mais d’après mes recherche la trame et la plupart des personnage sont les mêmes.

Comme dans la plupart des ouvrages sur les robots d’Asimov, on retrouve les 3 lois de la robotique, et la manière de les expérimenter en les poussant à leurs extrémités.
Pour rappel, ces 3 lois sont :
1-Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger.
2-Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
3-Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la seconde loi.

Andrew le robot va apprendre au fur et a mesure de son existence, auprès des humains mais aussi au cours de ses réflexion personnelle, à « détourner » ces lois, pour devenir un robot autonome et libre.

Il y a quelques axes que j’ai trouvé enrichissants… en voici deux par exemple.

Il est intéressant de voir de quelle manière Andrew acquiert un pendant d’humanité, alors qu’il n’était qu’un robot ménager… cela fait un peu penser à l’histoire de l’Humanité réduite sur un seul personnage.
Tout d’abord il se découvre un don artistique de sculpteur sur bois : il est donc pourvu d’imagination, et du sens du Beau.
Puis il va s’intéresser à l’histoire des robots et de la robotique, qui prouve une introspection et une volonté de connaître sa place au milieu de l’Histoire, de l’humanité et de leurs créations.
Pour finir, il s’oriente vers les sciences, la biologie, la création de prothèse… par l’étude et l’expérimentation il obtient la reconnaissance.
Art, Histoire et Sciences, qui semblent être les manière que l’homme à trouvé pour se définir, pour Asimov et Silverberg. Autour de tout cela, gravitent les concepts tels l’amour de la famille et de ses amis, le respect, la mort, l’apprentissage, la loi… un vrai cours de philo !

Autre point qui m’a intéressé, c’est la vision d’Asimov sur l’amélioration –et hybridation- humaine grâce aux prothèses artificielles, qui n’est pas sans rappeler les thèses transhumanistes… Ce mouvement prône depuis les années 60 l’amélioration des capacités physiques et mentales des êtres humains grâce aux sciences et aux technologies, afin de réduire les effets indésirables de ma condition humaine (maladie, vieillissement, mort…). Les futures générations d’humains bénéficiant de ces technologies sont appelées « posthumain ».
A partir de là, se pose la question de l’humanité : Où situons nous son curseur ? Qu’est ce qu’un « non-humain » ?
Si la question vous intéresse, et que vous voulez lire un roman génial ou se mêle science-fiction, Intelligences artificielles, robotique, et mythologie grecque… je ne peut que vous conseiller "Ilium" de Dan Simmons, où il est justement question de post-humain et de Moravec ;)

Pour la suite :
Je connaissais déjà Asimov, pour avoir lu quelques recueils de nouvelles sur les robots, le cycle de Fondation… je n’ai donc pas été dépaysée. J’aime beaucoup l’univers d’Asimov, car il amène toujours à se questionner de manière très positive sur soi, l’humanité et notre place dans l’univers.
Un bon ouvrage que cette collaboration en tous cas :)

1 commentaire:

CookingKitten a dit…

Tiens, moi qui suis assez fan d'Asimov, je ne connaissais pas celui-ci! Je le note dans mes tablettes!