mercredi 10 février 2010

James Ellroy - Le Dahlia Noir


James Ellroy - Le Dahlia Noir

Editions Rivages/Noir

Date de 1er publication : 1987

Quatrième de couverture :
« Le 15 janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, est découvert le corps nu et mutilé, sectionné en deux au niveau de la taille, d'une jeune fille de vingt-deux ans : Betty Short, surnommée " Le Dahlia Noir " par un reporter, à cause de son penchant à se vêtir totalement en noir. Le meurtre est resté l'une des énigmes les plus célèbres des annales du crime en Amérique. »

Mes impressions :
J’avais déjà entendu parler de ce livre, difficile de le rater car il est souvent en tête de gondole à la FNAC, et je me disais qu'il fallait bien que je lise un jour ce classique. Je n’avais jamais pris le temps de m’y mettre, le Challenge a donc été une bénédiction pour m’y atteler.

Ce roman est basé sur un meurtre réel, celui du Dahlia noir en 1947, mais qui n'a jamais été élucidé. On accompagne ici deux enquêteurs sur la piste de l’assassin de la jeune femme…
Difficile d’en dire plus pour ne pas révéler l’intrigue, mais le suspense est haletant, on va vraiment de rebondissement en rebondissement, sur une ambiance de fond sombre et tendu.

J'aime beaucoup le traitement des personnages, qui baignent entres des sentiments chevaleresques et la plus crue des vulgarités. Bref, pas de traitement en tout noir / tout blanc, un monde en nuance (qui tire quand même sur le gris foncé, faut avouer...).
Si on met cela en parallèle avec le fait que la mère d’Ellroy a été assassinée en 1958, on sent que cette fiction est une catharsis pour l’auteur, avec toute la violence et les questions que cela suppose…

En revanche je dois avouer que je me suis demandée où j’avais mis les pieds (enfin les mains, ou les yeux… vous me comprenez hein ? ;)).
Je me suis un peu ennuyée les 100 premières pages, le temps que l'auteur pose les personnages et mette en place le décors : esquisse des deux anciens boxeurs et de la manière dont ils vont se retrouver co-équiper dans la Police ; aperçu du L.A. de l’après guerre et présentation de la Police de la ville dans ce contexte.
Heureusement, la découverte du cadavre du Dahlia est la clé qui m’a permis de rentrer totalement dans l'histoire… je ne l’ai plus lâché, jusqu'à tard hier soir pour dévorer les dernières pages !

Pour la suite :
C’est peut être un des premier « roman noir » que je lis, je découvre donc vraiment un genre avec la lecture de ce livre.
Je pense m’atteler à d’autre roman de ce genre, peut être pas spécialement de James Ellroy, afin de savoir si ce qui m’a vraiment plu c’est ce roman et cet auteur, ou alors si le style « roman noir ».

4 commentaires:

XL a dit…

C'est bien ton commentaire et tu me donnes envie de le lire aussi. Pour les policiers, tu as l'embarras du choix, même si tu veux changer de zone géographique et sortir des anglosaxons :
Chine, De soie et de sang, Qiu Xiaolong
Islande, La cité des jarres, Arnaldur Indridason
pour les premiers qui me viennent à l'esprit.

nol de nol a dit…

D'Ellroy j'ai lu "ma part d'ombre" dans lequel il parle justement du meurtre de sa mère. Roman télégraphique dans le style des rapports de police. Très puissant !!
Il est passé il n'y a pas longtemps dans l'émission la grande librairie pour son dernier opus. C'est un personnage !!!

heclea a dit…

Je ne lis pas ton post car il fait parti de ma liste, je reviendrai après l'avoir lu !

XL a dit…

Je ne l'ai pas trouvé alors je suis en train de lire Destination morgue.